rêve initiatique
Ce rêve a eut lieu vers le mois de juin de 2009. Il a grandement contribué à me décider à m'installer en tant que magnétiseur à mon domicile.
Détails du texte mis à jour le 08/12/19
Je me vois en train de survolé une forêt de pins en contrebas d'une colline abrupte. J'ai toujours pensé que c'était au Canada, bien que je ne connaisse pas ce pays. Je suis à bord d'un aéronef transparent. Je suis le quatrième passager d'une expédition que nous avons préparés plusieurs heures auparavant. Bien que confortablement assis, j'ai apparemment décidé de quitter l'aéronef en survolant cette région. Cela ne changeait rien au fait que je devrais rejoindre un lieu très important dont je connaissais l'emplacement pour l'avoir vu sur une carte et sur lequel nous sommes tous tombés d'accord pour nous y retrouver. Pour une raison que j'ignore, je leurs ai dit que je préférais prendre la voie terrestre, en sachant que le voyage serait nécessairement plus long. Je savais que j'aurais à traverser une grande étendue d'eau, mais cela ne semblait pas me poser de problème quand à la façon d'y arriver.
Au sol, je regarde autour de moi, en me demandant s'il faut aller tout droit quand un homme arrive par un sentier. C'est un indien, habillés d'un pantalon de toile épaisse et grise, une veste militaire US et d'un chapeau marron au bord plat avec un ruban tressé dans lequel il a glissé des plumes. Je l'arrête pour lui demander mon chemin. Il m'indique alors de la main une direction qui correspond à ce que je m'imaginais. Malgré le rideau d'arbre qui me fait face, je perçois au loin un complexe industriel - probablement une raffinerie - proche de la mer que j'atteindrais en suivant cette route. Sans que je m'en apercoive, l'homme me dérobe mon portefeuille qui contient mes papiers d'identité. Je le cherche du regard dans les sentiers taillés entre les arbres et monte même jusqu'à une crête qui surplombe tout le paysage. Il y a partout des arbres à perte de vue,et aucune activité humaine, et surtout aucune trace de l'indien. Je décide alors de continuer mon chemin, car il me paraît plus important de rejoigne les autres, même si je crains de ne pouvoir justifier de mon identité si je suis arrêté. D'un autre côté, je suis également persuadé de recroiser l'indien un jour ou l'autre.
L'instant d'après j'ai l'impression de laissé derrière moi des habitations humaines, l'usine que j'avais vu précédemment et la civilisation. Je me trouve maintenant dans un désert. Le terrain est relativement plat, poussiéreux et rocailleux. La végétation est rare et peu haute. Le vent souffle dans ma direction. Je marche pourtant sans effort jusqu'à un groupe de baraquements groupés en U. Un grand mobile home tournée perpendiculairement à l'est forme la petite barre du caractère. Les dépendances sont structurées selon leur utilité. Il y aune éolienne à eau un peu à l'écart et un générateur d'électricité caché dans une structure délabrée en bois. L'ensemble parait avoir été construit dans l'intérêt de s'éloigner de la civilisation, tout en y restant accessible par des moyens technologiques. C'est visiblement une oasis au milieu de nul part. De grande baie vitrée sont orientés vers l'est. Les barraques semblent inoccupées et très confortable. Le journée se termine, je décide d'y faire une halte. Je m'approche doucement de la porte moustiquaire, et grimpe jusqu'à une plancher protégé par un appentis en bois.
Tom Braidwood (Lone Gunmen) sort aussitôt par la porte et m'accueille amicalement. Il m'attendait. J'ai vu brièvement Dean Haglund (Lone Gunmen) comme pour me signifier la présence du trio. Le premier m'a expliqué que l'endroit était sûr et qu'ils étaient là pour accueillir les voyageurs de passage. Leur activité semble essentiellement orientée dans la révélation d'informations qu'ils se procurent en piratant les réseaux informatiques. Ils disposent d'un équipement de pointe dissimulé dans les baraques délabrés qu'il me désigne de la main. Je demande alors s'il n'ont pas vu un indien avec mes papiers d'identité, car je suppose alors qu'il a pris de l'avance sur moi. Il me dit que l'indien doit passer par là d'ici quelques jours et que je pourrai lui mettre la main dessus à ce moment-là seulement ; qu'en attendant, je pouvais rester dans cet endroit pour me reposer et qu'ensuite je devrais prendre une route qu'il me désigne en direction de l'est. Par curiosité et aussi parce que je trouve le temps long, j'ai marché un moment dans cette direction et j'ai atteint la fin de la route à environ 500 mètres des baraquements. Je me vois alors au bord d'une falaise en train de regarder dans cette direction. Je ne sais pas ce que je regarde, car je suis dans un travelling arrière depuis une vue plongeante assez haut en altitude. C'est d'ailleurs à ce moment-là que je me suis réveillé.
Complément
Lone Gunmen - Les Bandits Solitaires
http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Lone_Gunmen_-_Au_c%C5%93ur_du_complot
En analysant le rêve, il me paraissait évident que la question central du rêve devait être posée : "Quelle est mon identité ?" La situation professionnelle se situait dans un entre deux, à ne pas savoir si je préférais continuer à être un bon technicien de maintenance, ou si je préférais devenir un bon magnétiseur. Jusqu'ici je ne m'étais pas vraiment penché sur la question. J'aidais de rares rencontres avec un succès évident, mais une expérience quasi nulle. J'aidais ma famille surtout, des amis parfois. Aucun inconnu. Pourtant, la transition me semblait à la fois difficile et simple. Difficile, car je savais qu'il me faudrait constituer une clientèle, et de savoir sur quoi orienter les thérapies ; facile, car il me suffisait de faire un pas dans l'inconnu pour qu'ensuite tout se concrétise. Ce n'était pas facile de faire le saut de l'ange, sans savoir les danger qui me guettaient. "Quelle est mon identité ?" La phrase revenait sans cesse à mon esprit, comme si tout reposait maintenant sur le choix de la réponse. Pendant 48 heures, j'ai tourné la réponse dans tous les sens, en analysant les plus invraisemblables hypothèses, les plus difficiles, les plus perturbantes et aussi les plus faciles. Et puis, comme après un coup de gong qui signalait que le temps de réflexion était terminé, j'ai pris ma décision. "Je suis magnétiseur". Et au moment où je me l'entendais dire, je me suis soudain aperçu que je n'avais pas besoin d'une carte d'identité pour le savoir. Alors tout devient clair. Ma vie s'illumina d'un coup. Il n'était plus nécessaire d'attendre que les choses viennent à moi. Aujourd'hui, seulement, je peux dire qu'à la vitesse où j'ai concrétisé ce choix, j'étais parfaitement inconscient des risques que je prenais vraiment. Bien sûr, de toute évidence, j'ai été aidé par l'Invisible, même s'il a bien fallu poser les bases matérielles de mon activité. Je ne regrette rien, mais c'est quand même dingue que tout débute par un rêve qui n'en était probablement pas un. Un nouveau rêve est apparu le soir même. Il est évident à mes yeux qu'il s'agit de la suite.
Le rêve débute rapidement au bord de falaise que j'ai vu dans le rêve précédent. Le paysage est recouvert de nuages qui ne laissent rien voir en contrebas. Mais un coup de vent balaye un peu le relief, et je vois assez distinctement des architectures de batiments qui me paraissent de l'époque précolombienne.
Je me vois ensuite sortir du couloir d'un batiment. La forme générale du couloir est carré, les murs sont rugueux et blanc-crème. Notre guide semble de bonne humeur. La réunion (ou les négociations) avec ? se sont plutôt bien passé. Je me vois alors dans un rôle d'ambassadeur. Dehors, il fait jour. J'aperçois alors la présence d'une femme et de deux hommes. Ils portent des tenues de brousses. Nous nous trouvons sur une esplanade très grande en forme de haricot. Sur son côté opposé, je peux voir une porte et cela me conduit à voir que l'espanade est bordée de tout un édifice assez haut, et aux murs blanc-crème ; la construction est ornée de colonne et de fausse (?) portes en pierre. Il se peut qu'une porte coupe la médiane. Face à cette porte, un escalier permet de descendre. Cette perspective montre que nous nous situons à une assez grande hauteur. Des batiments nous font face, et dénotent avec l'architecture du lieu que l'on vient de quitter. Je dirai que ces immeubles sont modernes, et mêmes futuriste. D'ailleurs, l'un de ces batiments attire mon attention, parce qu'au contraire des autres, en verre, celui ci est noir et sa cime a un pan coupé.
Puis apparait juste derrière une vague gigantesque. Bien que ce soit un tsunami, personne autour de moi ne semble s'en inquiéter. La vague se déplace rapidement dans notre direction sans faire le moindre dégât aux édifices. Elle engloutit les immeubles les uns après les autres et fini par engloutir aussi le bâtiment noir. Notre guide nous rassure qu'aucun danger nous menace. La vague continue de s'approcher. Elle se présente comme un immense mur d'eau vraiment terrifiant. Pourtant, à quelques mètres de nous, elle stoppe brusquement. En me retournant vers mes compagnons, je remarque pour la première fois que la femme portait une toge. Les deux autres hommes sont tous deux vêtus d'un short et d'une chemise kaki.
Comme je suis le plus proche du mur d'eau, je m'en rapproché pour le toucher et m'assurer qu'il n'y a aucun danger. L'eau semble réellement vivante et se mouvoir selon des instructions psychiques. J'en saisis immédiatement la technique et peut même la contrôler à mon tour. Fier de cette technique, je me retourne vers mes compagnons, quand le mur d'eau m'agrippe soudain et m'attire avec violence sous l'eau. J'ai immédiatement le soucis de retenir ma respiration, croyant que j'allais mourir asphyxie. Une voix me rassure alors et me dit que je peux respirer sous l'eau sans difficulté. Je lui fait confiance, et constate que c'est effectivement poossible, car de l'énergie m'entoure le corps comme une second peau lumineuse et me permet apparemment de respirer. Je vois alors près de moi trois hommes chevauchant des morses énormes. Ils portent un simple pagne et sont assis sur une selle attachée à leur monture. Leur peau était mate et leurs cheveux noir. Leur visage est assez gros, les traits buriné, grossier. Le premier a un tatouage en forme de rose des vents sur le bras droit. D'une seule main, il tient les rennes et de l'autre un grand bâton. Il me dit que je dois les suivre jusqu'à leur cité. Il y a une certaine hostilité entre ce peuple et celui que je viens de rencontrer. Leur souverain réclame ma (notre) présence, mais ces gardes n'ont réussit qu'à m'isoler du groupe. Comme je refuse de les suivre, ils m'emprisonne entre les dents d'un morse.
Ils m'emmene sans ménagement. Notre vitesse est prodigieuse ; je vois les remous provoqués par notre déplacement, la vitesse de notre déplacement. Les soldats sont très calmes, mais je note une différence par rapport au morse qui me sert entre ses dents ; celui-ci est très nerveux et m'écrase même le bras. Le soldat s'en aperçoit en lisant (peut-être) dans mes pensées : il asséne un coup violent sur la tête du morse qui me lâche aussitôt. Je suis libre quelques instants. Mais au lieu de m'enfuire, je me contente d'observer ce qui suit. Comme le transport entre les mors du morse n'est pas confortable, on veux maintenant me mettre dans une cage en bois assez grande pour contenir mon corps. Je me vois dans cette cage. Je me débats et dans un sursaut de colère, je leurs dis : "mais vous ne pouvez pas m'emprisonner. Il me suffit de me réveiller pour que je sois libre".
C'est effectivement ce qui s'est passé.
Ce rêve persiste depuis des années dans mon esprit. Les détails sont toujours très net. J'ai le sentiment que l'entrevue avec les soldats qui m'ont enlevé a eut lieu. Mais je n'ai aucun souvenir précis de ça et aucun rêve pour étayer cette idée. Juste une intuition. Concernant les gens que j'ai rencontré, avec lesquels je crois avoir joué le rôle d'ambassadeur, l'image d'une princesse Reptilienne, de ses ministres ou officiers militaires, émerge de temps en temps. L'image est très flou dans mon esprit. Cela me demande un effort de concentration. Ma mémoire montre des flashback très rapide du lieu, mais s'arrête presque toujours lorsque j'essaye d'identifier les êtres que je suis pourtant persuadé avoir vu. J'ai néanmoins une image assez nette de la reptilienne, essentiellement vue de profil.
J'ignore toujours qui a cherché à m'enlever vers la fin du rêve. J'ai tenté de revenir sur les lieux en me replongeant de la même façon dans le rêve, mais ma technique n'a pas permis de voir exactement les personnes que j'ai rencontré. J'ai néanmoins aperçu une cité sous l'eau, et elle était d'une beauté à couper le souffle.
Commentaires
Enregistrer un commentaire