La trame Existentielle
La recherche de ses vies antérieures ne présente de l’intérêt que si l’on comprend la trame de leurs histoires.
Le trame qui unit toutes les vies antérieures entre elles montre qu’il existe un objectif singulier qui fait que les existences ne se succèdent pas comme ça en s’inventant successivement des expériences ; s’il y a un plaisir à s’incarner, c’est essentiellement pour acquérir, assumer, transmettre à chaque fois la même compétence dans des corps différents. Je ne pense pas que l’on revienne à cause d’une dette à payer d’avoir malencontreusement écrasé une mouche. Encore que cette dette présente aussi dans son allégorie un intérêt à montrer un message pas tout à fait à l’inverse de la version officielle. Question de point de vue, dirais-je. Comme c’est un vieux débat, je partirai donc du principe que dans un sens comme dans l’autre, il y a bien un objectif qui profite à la fois de notre incarnation et à notre incarnation.
Lorsque le nombre de vies rappelé est suffisant, il est d’ailleurs possible d’appréhender la trame qui explique les raisons de notre présence sur Terre. Sur ce point, la découverte de son passé n’est pas une mince affaire, parce qu’elle va bien au delà du simple contentement de connaître quelle genre de personne on a été auparavant. Dans une vue plus large, elle donne une indication précieuse sur le type d’expériences qui a été privilégié ; elle est d’ailleurs si répétitive que la récurrence du problème nous imposerait la place du cancre s’il en était tout autrement. Dans notre quotidien, vous remarquerez que nous laissons souvent faire les choses parce que de notre point de vue, ce sont celles qui nous rebutent le plus. Cela signifie du reste qu’il est possible de découvrir l’objectif que l’âme s’est donné en s’incarnant ici-bas en ayant une vue globale des points réalisés ou non au cours de son existence actuelle. Même si les risques de se tromper sont simplement un peu plus grands que si l’on comprend le sens de toutes les incarnations précédentes, la recherche reste valable. D’ailleurs, l’approche envisagée du sens de l’existence à travers l’observa on du corps causal renseigne et confirme ces quelques points. Si la connaissance de cette trame rend l’existence plus palpable, il reste malgré tout difficile de lui trouver une finalité. Il subsiste en effet certains points qui ne renseignent pas vraiment sur les causes de l’incarnation lorsqu’on ne les regarde que d’un point de vue individualiste. En prenant de la hauteur, il est admirable de constater un tout qui mêle notre existence et son objectif à l’existence et à l’objectif d’autres individus. Cela signifie qu’à la fin, tout le monde sera content : il y aura donc un diplôme pour tout le monde avec pleins de coups de tampon précisant toutes les expériences réalisées dans cette partie d’univers. C’est dire qu’on y est pas !
Il est peut être difficile d’accepter que les lois de l’incarnation aient été conçues sans une intervention terrestre : d’une part, il faut admettre que l’âme conserve une trace de ses incarnations successives : dans notre univers émotionnel, ces traces sont héritées en particulier de tous les mauvais traitements physiques (blessures de guerre, par exemple) et psychiques (victimisation, par exemple) connus au cours de l’existence. Le marquage de l’âme peut également être l’objet d’une revendication religieuse (suite à la sentence après un blasphème par exemple) - c’est pourquoi je pense que la dette est d’un tout autre ordre. D’autre part, le corps dont hérite l’âme est lui-aussi porteur d’une mémoire : le patrimoine génétique d’un individu est, en principe, le résultat de l’expérience matérielle réalisées par des âmes successives qui participent à l’entre en d’une lignée. Cela signifie bien que le motif de l’incarnation dépend non seulement du choix du corps, mais du contexte pour le faire évoluer, de l’époque pour le faire évoluer et de l’environnement qui lui est favorable ; il s’agit en définitive d’un tout qui diversifie et personnifie l’objectif d’apprentissage du corps physique. Or, justement, nous avons toujours placé notre avis depuis une vue de l’âme et non depuis celui du corps que l’on considère vulgairement comme un véhicule interchangeable - limite jetable, dans ce paradigme du consommateur. Il y a pleins d’intérêt à faire croire qu’il en est ainsi, du moins, jusqu’au moment de prendre conscience du rôle essentiel que ce corps tient dans notre incarnation. Il faut admettre par ailleurs que l’âme doit commencer par s’accorder à la matière, à l’héritage du corps qu’elle occupe et de remplir en même temps des objectifs de vie qui motive son incarnation. Quand toutes nos interconnexions sociales réunissent tous les objectifs nécessaires pour finaliser l’objectif de notre incarnation, nous continuons de ne pas comprendre que nous prenons le temps, un temps, des temps pour devenir conscient de notre environnement ; comme celui de modeler à travers le génome de chacune de nos existences, le corps à l'image de l'âme puisque l’âme est décrite parfaite et immortelle. Nous comprendrions vraiment la signification globale de tous ces objectifs d’âmes incarnées, si le corps devenait plus conscient de l’ampleur du soin qu’à l’âme à nous instruire dans cet univers matérialisé.
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