Et après ?
Texte mis à jour le 7 avril 2016
« J’avais demandé à don Juan comment la règle avait été portée à la connaissance de l’homme. Il m’expliqua que la règle était sans fin et couvrait chaque aspect de la conduite du guerrier. L’interprétation et l’accumulation de la règle était l’œuvre de voyants dont la seule tâche, au long des âges, avait été de voir l’Aigle, d’observer son flux ininterrompu. Les voyants ont conclu de leurs observations, me dit-il, qu’à condition de briser la coquille lumineuse qui enferme l’humain de chacun, il est possible de trouver dans l’Aigle le reflet affaibli de l’homme. Les édits irrévocables de l’Aigle peuvent alors être saisis par les voyants, interprétés de façon pratique puis accumulés sous forme de somme de directives. Don Juan m’expliqua que la règle n’était pas un conte et que traverser vers la liberté n’était pas une métaphore de la vie éternelle au sens où l’on conçoit communément l’éternité – à savoir un passage incessant du temps... La règle affirmait que l’on pouvait conserver la conscience qui est abandonnée d’ordinaire au moment de la mort. Don Juan ne pouvait expliquer ce que signifiait conserver cette conscience – ou peut-être même ne pouvait-il le concevoir. Son benefactor lui avait dit qu’au moment du passage, on entre dans la tierce attention, et que le corps est embrasé de connaissance dans sa totalité. Chaque cellule devient aussitôt consciente d’elle-même, et consciente en même temps de la totalité du corps. Son benefactor lui avait également dit que cet ordre de conscience n’a aucun sens pour notre esprit compartimenté ; donc, la clé de voûte du combat du guerrier n’était pas seulement de comprendre que la traversée définie par la règle signifiait passer dans la tierce attention, mais plutôt de concevoir qu’il puisse exister un tel degré de conscience. Don Juan disait qu’au début la règle était pour lui strictement une affaire limitée au domaine des mots. Il ne parvenait pas à envisager comment elle pouvait tomber dans le domaine du monde réel et de ses façons d’être. Mais sous la direction efficace de son benefactor – et après une épreuve traumatique –, il avait enfin réussi à saisir la vraie nature de la règle et à l’accepter totalement, non comme un mythe, mais comme un ensemble de directives pragmatiques. Dès lors, il n’avait eu aucun problème concernant la réalité de la tierce attention. [...] Don Juan disait qu’il avait perdu un temps irremplaçable à se poser des questions sur l’authenticité d’un passage matériel dans l’autre monde. Il considérait que ce genre de préoccupations était un écueil à éviter à tout prix.»
Carlos-Castaneda « Le Don de l'Aigle »
« Un être avec ces caractéristiques est quelque chose d'exceptionnel dans le cadre d'un réseau social. Son degré de "conscientisation" tend à un maximum. Ce maximum se produit dans un état appelé par nous WOAIRI, d'altération émotionnelle très intense, ou soit à un moment de sa vie dans lequel le système lymbique de son cerveau est soumis à des pressions mentales très puissantes qui provoquent chez lui un collapsus affectif.
Dans ces conditions, la fonction consciente du cerveau atteint un seuil inadmissible pour l'univers global. Souvenez-vous que nous avions indiqué dans des paragraphes précédents que l'univers global ne pouvait tolérer qu'un cerveau atteigne un tel niveau d'activité consciente qui soit capable de modifier sa configuration au niveau, par exemple, de ce que fait la Conscience Collective.
Les lois biocosmiques ont prévu un mécanisme cybernétique d'autodéfense dans l'univers global. D'une part, une telle structure ne peut pas être annihilée, mais sa survivance ferait se produire cette chose absurde : qu'un minuscule organisme vivant le domine.
Bien avant que ce seuil soit atteint, la Conscience Collective phagocyte (absorbe, réduit à néant) cet être merveilleux. Pour vous physiciens de la Terre, ce phénomène que vous qualifieriez de magique est encore incompréhensible. Nous reconnaissons que sa rareté rend difficile sa détection, cependant, son fondement physique appelé effet-membrane (ou effet-tunnel ou effet-frontière), est quelque chose qui se manifeste continuellement entre deux univers adjacents. En fait, le transfert d'information avec la Conscience Collective, par les atomes de Krypton, est aussi un effet-frontière. [...] Quand un OEMIIWOA, c'est-à-dire, un humain doté de ce cerveau singulier, atteint un niveau insupportable de "conscientisation" (insupportable pour l'univers) celui-ci réagit instantanément en provoquant un spectaculaire effet-tunnel. Le corps humain disparaît à la vue de ceux qui l'accompagnent. Sa masse est convertie en photons dans un univers adjacent, et son âme est intégrée instantanément dans la Conscience Collective, sans reconversion, car sa structure neuronale dans la vie, ne lui a pas permis de violer la loi morale, les UAA, puisque son cerveau était un récepteur direct de ces étalons universels de conduite. »
Christel Seval - « Ummo, un dieu venu d'ailleurs »
« PREMIER ORDRE. - PURS ESPRITS.
112. Caractères généraux. - Influence de la matière nulle. Supériorité intellectuelle et morale absolue par rapport aux Esprits des autres ordres.
113. Première classe. Classe unique. - Ils ont parcouru tous les degrés de l'échelle et dépouillé toutes les impuretés de la matière. Ayant atteint la somme de perfection dont est susceptible la créature, ils n'ont plus à subir ni épreuves ni expiations. N'étant plus sujets à la réincarnation dans des corps périssables, c'est pour eux la vie éternelle qu'ils accomplissent dans le sein de Dieu. Ils jouissent d'un bonheur inaltérable, parce qu'ils ne sont sujets ni aux besoins ni aux vicissitudes de la vie matérielle ; mais ce bonheur n'est point celui d'une oisiveté monotone passée dans une contemplation perpétuelle. Ils sont les messagers et les ministres de Dieu dont ils exécutent les ordres pour le maintien de l'harmonie universelle. Ils commandent à tous les Esprits qui leur sont inférieurs, les aident à se perfectionner et leur assignent leur mission. Assister les hommes dans leur détresse, les exciter au bien ou à l'expiation des fautes qui les éloignent de la félicité suprême, est pour eux une douce occupation. On les désigne quelquefois sous les noms d'anges, archanges ou séraphins. Les hommes peuvent entrer en communication avec eux, mais bien présomptueux serait celui qui prétendrait les avoir constamment à ses ordres.
153. Dans quel sens doit-on entendre la vie éternelle ?
« C'est la vie de l'Esprit qui est éternelle ; celle du corps est transitoire et passagère. Quand le corps meurt, l'âme rentre dans la vie éternelle. »
- Ne serait-il pas plus exact d'appeler vie éternelle celle des purs Esprits, de ceux qui, ayant atteint le degré de perfection, n'ont plus d'épreuves à subir ?
« C'est plutôt le bonheur éternel, mais ceci est une question de mots ; appelez les choses comme vous voudrez, pourvu que vous vous entendiez. »
Allan Kardec - Le livre des Esprits
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