Un pied dans le rêve

C'est le récit d'une observation en temps réel présent de la décorporation au déroulement du rêve.
Mise à jour, le 21/03/16

Le corps subtil stagne un court instant au dessus du corps physique. Puis, il prend aussitôt de la vitesse. Le fil (probablement la corde d'argent) me semble un bon moyen de suivre le rêveur dans sa progression. Je suis collé à ses "baskets". La vitesse me semble vertigineuse, tandis que le temps se compte en secondes. Un endroit apparaît où il me semble voir un grand nombre de bulles, disposées en tapis, dans un espace sans dimension. C'est confus dans mon esprit. Le rêveur suit cependant une légère courbe qui le fait changer de vitesse et ralentir. L'instant d'après, il paraît tomber. La sensation de pesanteur s'impose subitement. Immédiatement, un décors se forme autour. Vue de l'intérieur, tout paraît normal, mais de l'extérieur, il semble être délimité par une bulle. Dans son rêve, j'ai l'impression de vivre une scène de sa vie. Je ne connais pas l'endroit. Le point de vue est clairement centré sur la personne. J'ai pu y prendre part, en tant que personne faisant partie du décors. Le rêveur ne réagit pas vraiment aux suggestions, bien qu'il semble se douter que cette partie du rêve n'est pas complètement sous son contrôle. Comme l'objectif n'était pas de le sortir du rêve (ne sachant pas ce qui se passerait ensuite), j'ai arrangé une autre image qui a prit ma place. Je suis ensuite sorti de la bulle.

Ma première réaction a été de remarquer qu'une trace de mon passage dans ce rêve subsistait dans mon corps subtils sous la forme d'un fil. Je suppose que c'est effectivement ce qu'il se passe lorsque nous sommes dans le rêve d'autres personnes simultanément (et eux dans le nôtre). En tout cas, cela soulève un tas de questions qui demandent du temps pour en assimiler les réponses.

Au réveil, rien ne semble indiquer que ce qui s'était passé était vrai , mais ce qui suit me semble une réponse suffisante. Dans le rêve, le rêveur joue dans une aire de jeu où il y a un toboggan. En sortant de chez nous, mon fils m'a fortement sollicité (alors que ce n'est pas le cas habituellement) pour que nous allions jouer au toboggan près de chez nous.

Edit du 21/03/2016
Cela confirme au moins sous ce point de vue, qu'il n'existe qu'un état seul état de conscience, se libérant de la matière comme un gaz qui se détend ou prenant possession d'un corps physique en l'enfilant comme une chaussette. L'observation du passage dans le sommeil demande une certaine force de concentration. Cette intention nécessite d'avoir assez d'énergie pour la mener à bout. En principe, l'état de vigilance doit rester alerte suffisamment longtemps jusqu'au moment où l'on ressent la pesanteur de son corps. Il peut donner l'impression de « lourdeur » ou bien de « tomber » en douceur. Une certaine rigidité peut s'observer, rendant difficile le moindre mouvement physique. Il est important à ce moment-là de comprendre que l'on n'est plus tout à fait dans son corps physique. On est cependant assez proche de lui pour reprendre le contrôle de son corps physique. Il est possible dans ces conditions de s'entendre respirer, ronfler, ou lâcher du gaz. Le « réveil » est si rapide qu'il efface instantanément les sensations de transition d'un corps à l'autre. Il faut alors recourir au même stratagème pour sortir de nouveau de son corps. Une nouvelle intention doit être formulée pour s'en éloigner. Dans ce cas de figure, il s'agirait simplement d'une « sortie en astral ». L'entrée dans un rêve demande, quant à elle, d'autres efforts. Se rendre conscient d'un rêve débute par l'intention de jeter des coups d'œil dans la scène du rêve. Cela permet de fixer certains éléments du rêve dans sa mémoire ; il est ainsi possible de revenir sur cet élément à la manière d'un retour sur enregistrement, jusqu'à épuisement de l'intérêt (ou panne sèche d'énergie). L'exploration de l'environnement commence par s'enrichir de détails. Il faut faire attention à garder un certain désintérêt, car plus l'intérêt est grand, plus vite on sort du rêve conscient. Je pense qu'il faut seulement se contenter d'observer l'environnement, sans se forcer de trop à le comprendre, de chercher à juger la scène, à rationaliser une situation, ou à interpréter un point de vue. C'est très difficile à faire si c'est sa manière de fonctionner au quotidien, et d'une rude simplicité si l'on comprend comment se maintenir dans un flux tendu. Un question de vigilance. Il est possible de revoir entièrement son rêve, une fois réveillé - pendant très longtemps. La difficulté d'interprétation dépendra surtout de ce que l'on aura fixé et de l'expérience acquise à ce sujet. Ces incursions dans le rêve font découvrir des espaces réels par lesquels transitent aussi un grand nombre d'entités, et d'autres formes d'énergie disposant chacune d'une indépendance - et une individualité, bien ce que mot soit difficile à inventorier ici. Au cours de certains voyages, le passage dans une autre dimension ne se fait jamais sans une interaction : je crois que dans un premier temps, il est préférable autant que c'est possible de ne pas attirer l'attention. De même ceux que l'on rencontre dans notre environnement sont des observateurs la plupart du temps - et des rêveurs - qui font leur possible pour ne pas attirer l'attention. Les reconnaître n'est pas bien difficile. Je pense qu'il est difficile de savoir ce qu'ils font si l'on est l'objet de cette attention. Ce que je sais, cependant, c'est que le sujet de leur intérêt est assez global, et qu'il existe depuis très longtemps. Cela a sans doute quelque chose à voir avec notre enveloppe (forme, capacité, densité, consistance) énergétique. Je dois dire qu'ils n'ont pas été très bavard jusqu'ici. Pourquoi, le serait-il d'ailleurs ? 

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