La conscience du mental
| perception depuis l'astral |
Depuis l'enfance, mes incursions dans un autre environnement que celui du quotidien s'est fait le plus souvent en rêve, et très fréquemment – je le comprends mieux maintenant - sous la forme de rêves lucides. De façon très progressive, j'ai bénéficier avec l'aide d'un certain nombre d'Invisibles* d'une sorte de préparation dont l'intérêt n'a toujours connu jusqu'ici qu'un seul but : celui de me faire découvrir qu'il n'existait pas qu'une seule réalité. La découverte de ces environnements m'a valu de vivre beaucoup d'aventures, avec mon corps bien sûr, mais aussi en esprit sans vraiment quitter mon corps. Et parce que la limite entre le quotidien (notre environnement) et la dimension de l'astral n'a jamais réellement existé pour moi, j'ai le sentiment d'avoir cherché toute ma vie à m'intégrer dans deux univers à la fois. Ce n'était pas forcément une mauvaise idée, mais une idée tout de même.
Les sollicitations de ces deux environnements m'ont conduit à comprendre peu à peu la pression exercée par la pensée sur la matière. En effet, il n'y a pas que dans l'astral que la « pensée créatrice » prend ici tout son sens. Dans le quotidien, c'est bien sûr à l'aide de la force de son mental que nous allons principalement franchir des épreuves décisives de l'existence (texte du 29/03/13) ; et parce que notre mental devient le protecteur de nos blessures physiques et psychiques les plus intimes, il combat avec la même force et le même intérêt, chaque événement qui peut rappeler cette souffrance intérieure (voir texte du 30/01/13). La première d'entre toute, c'est la vulnérabilité. Elle est un processus de protection psychique visant à protéger la partie la plus noble de nous-même d'un événement vécu comme une intrusion à un niveau insuffisamment connu de soi-même. Avec le temps, il n'est pas rare que cette vulnérabilité soit protégée à son tour par de la tristesse ou de la colère, la violence, des angoisses, de l'injustice ou de l'énervement (texte du 21/03/13), et beaucoup d'autres émotions propres à chaque histoire (voir le texte du 23/06/13), qui motivent le mental à être de plus en plus fort, de plus en plus imposant dans son existence. « C'est indispensable, vital même ! », penseront certaines personnes. Le problème peut même se déplacer dans le corps physique (voir texte du 19 et 23/02/13). Ainsi, avec le temps, nous créons pièce par pièce un paradigme résistant en apparence à toutes les menaces, toutes les blessures possibles, contre les autres, et bien sûr contre soi-même. Ce que nous sommes vraiment se dissimule de plus en plus profondément sous des couches de plus en plus épaisses de tensions, mélange de mental, d'émotions et de sentiments. Quand la dépression ne suffit plus à nettoyer les tensions de l'existence, cette partie de nous-même finit alors par se perdre de vue à son tour. Il arrive très rarement que le mental débraye ou disjonction (pas naturellement du moins). Bien entendu, le mental n'a pas uniquement cette fonction de protection à remplir. Sa principale qualité et capacité permet entre autre à l'individu d'affronter avec une certaine intensité, les obstacles dressés devant son bien-être, pour accomplir une tache, un travail, une mission, conquérir un homme ou une femme, pour se reproduire ou pour acquérir des biens matériels. Sous un angle encore différent, le mental est lui-même effectivement un obstacle pour la personne qui souhaiterait retrouver une part plus vraie d'elle-même.
Dans la dimension de l'astral - le monde des désirs comme on dit - , en dépit pourtant des difficultés qui s'avèrent différentes de nature, le mental est le premier à être mis à l'épreuve. On accède le plus souvent dans cet espace avec le référentiel de son environnement physique, ce qui ne pose au début aucun problème puisque l'idée est créatrice. Après un apprentissage relativement simple du milieu et des « règles de savoir-vivre avec l'ensemble des êtres qui peuplent cet espace » (1), seul le voyageur audacieux est progressivement confronté à ses propres limites. Il y a en quelque sorte un périmètre, qui n'est certes pas infranchissable, mais qui demande malgré tout de se défaire de quelques mauvaises habitudes, de la soumission par exemple, des croyances, des certitudes, hérités toutes du monde physique. Ainsi, le voyage permettant d'accéder à son identité secrète, de même que le voyage permettant d'atteindre des espaces de plus en plus subtils de l'astral, présentent toutes deux la même démarche intérieure et se rejoigne dans le même besoin d'attention. Tôt ou tard, chaque individu dans l'effort rencontre les limites de son mental ou si vous préférez son propre gardien du seuil, sans le consentement duquel la possibilité d'aller au-delà de ses limites est impossible.
Ce n'est pas donc un voyage de tout repos, simplement parce qu'il s'effectue toujours plus loin dans les profondeurs de son être ; jusqu'à un certain point seulement, ces espaces peuvent s'aborder intellectuellement, ou par le raisonnement, ou encore par le mental, mais ensuite, ce n'est plus suffisant ; pour aller plus loin, cela nécessite une autre approche, par l'émotions pour commencer, mais une émotion bien sûr beaucoup plus subtile que celle qui nous habite habituellement, que vous situerez mieux si vous comprenez la voie du cœur. Je suppose actuellement que c'est le seul référentiel possible pour flirter avec les parties les plus subtils de l'astral. Je peux me tromper. Le mental y est toujours nécessaire, mais il s'y manifeste pratiquement effacé, comme déshabillé de sa grosse armure de bourrin et de ses attributs de guerrier de pacotille. La présence du corps physique, la notion de corps subtils et les limites des espaces perdent dorénavant leur sens commun. Le passage dans un nouvel espace plus subtil que le précédent s'apparente à la traversée à tâtons d'un brouillard très épais et permettant d'atteindre subitement un espace d'une certaine limpidité – le plan Mental.
Au lieu d'entrer dans ce nouvel environnement, il me semble plus raisonnable d'effectuer un saut qui va nous permettre de revenir un peu sur Terre. Vous l'aurez sans doute deviné, la capacité de notre conscience à se mouvoir dans des espaces dimensionnels différents - que l'on dira « physique » en dépit de leur aspect « subtil » - place la nature de celle-ci à un niveau adimensionnel. Dans un environnement donné, à priori différent de sa propre nature, notre conscience se dote de moyens d'appréhender ces espaces, en d'autres termes, des moyens d'y faire face, et celui qui est le plus adapté actuellement à notre environnement est notre mental. Le rôle joué par celui-ci dans notre quotidien est donc bien de seconder cette conscience (1). La difficulté à distinguer corps et mental, puis mental et conscience, nous contraindrait dès la naissance à vivre sous la domination de nos pensées, de nos idées, de nos émotions, de nos sentiments, de nos pulsions, de nos relations avec les autres, en un mot de nos instincts. Notre mental est en quelque sorte cet animal « psychique » qui posséderait les outils privilégiés de la conscience en gardant ses mêmes prérogatives dans notre environnement ou dans celui de l'astral - à la seule différence que dans le second, les idées demandent moins de temps pour se réaliser.
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(1) La conscience deviendrait en psychologie une notion d'« in-conscience » quand elle attribut d'abord une conscience au comportement du mental.
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