Vers l'Ākāśa

Il apparaît clairement que certaines réponses obtenues par l'Invisible ne soient pas toutes faciles à cerner, ni sur le moment, ni en une seule fois et qu'elles demandent un mûrissement culturel pour en saisir enfin sa profondeur. 


Il existe dans notre environnement un espace (1) qui permet d’accéder à des événements, à l'histoire des individus, à toutes sortes de choses connues et inconnues, depuis un lointain passé à son futur. Dans l'intérêt de ce texte, j'ai souhaité décomposer chaque moment significatif permettant d'arriver dans l'Ākāśa ; bien sûr, en principe, ce déplacement est pratiquement immédiat ; si l'on n'y fait pas attention, il laisse très peu de souvenirs sur l'ensemble du voyage qu'on a entrepris.

Pour commencer, il est nécessaire de s'y diriger avec la pensée. Ce déplacement consiste en un mouvement rapide de la conscience : il y a une accélération fulgurante et une décélération sans équivoque ; la sensation de vitesse est seulement perçue au départ puis au moment du ralentissement. En comparaison avec d'autres expériences de cet ordre, je situerai donc l'Ākāśa très proche de notre milieu. Puis, on rencontre une limite, qui sépare très clairement deux espaces dont le ressenti depuis l'Ākāśa se distingue très bien de notre quotidien. Cette limite ne présente pas vraiment de résistance au moment de la traversée ; de même, le milieu vibratoire dans l'Ākāśa ne se distingue pas aisément de notre milieu. Si des différences perceptives existes, elles sont probablement dues sur le moment à nos propres vibrations. Seule une sensation « physique » et/ou psychique précise que c'est le cas, grâce à la légère sensation de fluidité qui est somme toute relativement palpable. Arrivé dans l'Ākāśa, il survient d'abord un ralentissement de son déplacement, sensiblement le même à chaque fois, suivit tout de suite par la sensation de poser le pied quelque part. Je pense que c'est à cet instant qu'il est possible d'afficher tout ce dont notre esprit a besoin pour illustrer cet espace. Si, comme je le préciserais plus tard, il est parfaitement possible de se passer d'un décor, il est néanmoins nécessaire de prendre appui dans cet espace avant de débuter ses recherches.


Il est très possible de localiser spontanément cet endroit et ceci sans connaissance préalable, de savoir quelles informations il contient et de les utiliser ; ce sont grâce à de fugaces infiltrations dans cet univers que certains médiums sont capables de lire l'avenir. Il s'agit pourtant d'un accès limité impliquant l'individu et un espace relié à lui sur lequel il suffit simplement de se synchroniser ; il suffit ensuite de se diriger selon un point de vue temporel dans le but précis de connaître l'avenir. Pour ma part, il a fallu l'intervention d'un guide pour que je comprenne ce que j'avais découvert sans le savoir.

Je pense qu'au moment d'accéder dans cet espace, il est préférable d'avoir en tête la question dont on souhaite connaître la réponse, sous peine d'en être rapidement éjecté. De mon point de vue, c'est une manœuvre assez paradoxal, car pour parvenir à capter la réponse ou un événement en particulier, il est indispensable d'être serein, attentif et indifférent, tout à la fois. J'ai noté quelques nuances dans cette approche, car il ne s'agit pas seulement d'être intéressé par la réponse elle-même, mais plutôt par le résultat de la question. En d'autres termes, il y a un rapport aux émotions qui peut manifestement influencer la réponse.

Edit 16h50 :
« Tout ce que nous sommes, est le résultat de ce que nous avons pensé. » Bouddha
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(1) l'Ākāśa

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