Voyage astral - Upanishad

Quatrième lecture. Troisième Brahmana

[...]
7. - « Quel est-il, cet Âtman



- « Ce purusha qui est fait de discernement, dans les souffles, dans le cœur lumière intérieur, égal à soi-même : il parcourt les deux mondes ; il réfléchit, dirait-on ; il s'agite, dirait-on ; étant devenu sommeil accompagné de pensée, il franchit ce monde-ci.


8. « En vérité ce purusha, quant il naît, quant il s'en va prendre un corps, entre en contact avec les maux ; et, quand il s'en va, quand il meurt, il laisse les maux, les formes de la mort.


9. « En vérité ce purusha il y a deux résidences ; ceci et le séjour de l'autre monde. L'intermédiaire, troisième, est le séjour du sommeil. Et, dans ce séjour intérmédiaire, quand il s'y tient, il aperçoit les deux séjours, et ceci, et le séjour de l'autre monde.


10. « Or, selon qu'il a pris sa direction vers le séjours de l'autre monde, ayant pris cette direction, il voit à la fois les maux et les plaisirs. Et quand il dort en rêvant, ayant pris à lui une parcelle de cet ensemble, détruisant par lui-même, fabriquant par lui-même, par son propre éclat, par sa propre lumière, il dort en rêvant : alors ce purusha a sa lumière de soi-même.


11. « Là, il n'y a ni chars, ni attelages, ni chemins, et il s'émet des chars, des attelages, des chemins ; là, il n'y a ni plaisirs, ni joies, ni allégresses, et il s'émet des plaisirs, des joies, des allégresses ; là, il n'y a ni lacs, ni rivières, ni étangs de lotus, et il s'émet des lacs, des rivières, des étangs de lotus : car c'est lui qui fait.


12. « Et voici encore des vers :

« Au moyen du sommeil, ayant frappé en face le corporel, lui, qui n'est pas endormi, éclaire de son regard ceux qui sont endormis. Ayant pris de la clarté, il retourne à son séjour, fait d'or, purusha, le cygne unique.


13. « Par son souffle protégeant le nid au-dessous, en dehors du nid immortel vagabondant, il va, va, l'immortel, là ou il lui plaît, fait d'or, purusha, le cygne unique.


14. « Dans l'état de sommeil, en haut, en bas, allant, allant, le Dieu se fait des formes nombreuses, ou bien comme s'éjouissant avec des femmes, éclatant de rire, ou bien comme voyant des périls.


15. « On voit sa plaisante retraite ; lui, personne ne le voit.

« C'est pourquoi l'on dit : N'éveillez pas brusquement. On a de la peine à le guérir, celui chez qui il ne rentre pas.


16. « Mais aussi l'on dit : - Après tout, ce n'est pas là qu'un lieu de veille pour lui : car c'est justement ce qu'il voit éveillé qu'il voit aussi en rêvant, - alors, ce purusha à sa lumière de soi-même. 



Extrait de « L'Ipanishad du Grand Aranyaka»  page 99 à 101 - A-Ferdinand Herold -1894 

Disponible chez Gallica.

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Je reconnais une comparaison de ce paragraphe dans mes textes du 24 et 31 janvier 2014

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