Egrégore et entités malveillantes

L'idée générale que je donnais auparavant au terme « égrégore » manquait  de détails pour permettre à cette information de devenir incontournable.


Texte mis à jour le 26/03/2016

Ce sujet a précédemment été mis au goût du jour vers 2007, à peu près au moment où les gens devenaient justement capables de faire la différence entre des formes pensées et des entités. Auparavant, le mot égrégore prenait le sens - pour moi en tout cas - de tout ce qui s'exprimait dans l'environnement sous la forme d'une intelligence (il serait préférable de dire « conscience » pour être plus exact). Je pensais que l'égrégore était une conscience fabriquée par nos pensées ; en fait, la réalité est toute autre, car cette conscience existe, redoutable et prédatrice. C'est une entité dimensionnelle qui se colle à nous en se faisant connaître peu à peu au moyen de sa voix. Sa principale motivation est de se rendre indispensable, ce qu'elle parvient à faire sans difficulté, selon l'intérêt de chacun. Bien que l'on ne signe aucun contrat, il ne faut pas croire qu'on ne lui est pas redevable pour autant. Plus on utilise ses services, plus on perd en liberté. C'est comme l'odeur irrésistible de la Sarracénie pourpre qui attire tous les insectes passant à proximité. L'homme est un insecte à l'échelle de l'Univers. L'absence de capacités permettant de voir l'Invisible prédispose un individu perceptif à la manipulation psychique - dont use jusqu'à l'infini les entités qui nous entourent. L'entité dimensionnelle est d'une habilité extraordinaire pour revêtir une apparence sympathique. C'est normal : elle puise cette information dans nos désirs les plus profonds, nos besoins les plus secrets et les plus inavouables. À l'inverse, elle devient antipathique lorsque par l'expérience on l'a identifié comme un indésirable. Encore faut-il s'en apercevoir. Encore faut-il le comprendre. Encore faut-il s'en débarrasser. Car, le problème se pose aussi au moment où l'on tente de changer quoi que ce soit à ses vieilles habitudes. Systématiquement. Il est nettement plus simple de se laisser manipuler par une entité, d'accepter cette manipulation que l'on ne remarque pas vraiment, plutôt que de reconnaître l'emprise qu'elle a sur nos pensées et tenter d'y mettre fin !

Le phénomène est toujours remarquable dans certains forums et dans à peu près tous ces lieux de rencontres électroniques, où l'amitié ne tient réellement qu'à un clic ; ces lieux d'échanges, donc, qui assurent une circulation quasi permanente de l'énergie, expliquent, d'après mon expérience, la présence continuelle d'entités qui dominent férocement, cultivent jalousement et instrumentent par l'intermédiaire des sentiments le besoin de chaque internautes avec énormément de perspicacité. Tout est fait pour garder le visiteur dépendant d'un lieu. L'hameçon psychique est si efficace, qu'il condamne l'individu à sa dose quotidienne comme un junky en manque ; mais surtout, les effets sont si pervers qu'il faut une volonté de titan pour s'extraire de ce genre de lieu - en cas de conflit par exemple. Si on laissait le choix aux gens, entre se « arrêter d'eux-même » et « subir cet arrêt », je suis persuadé qu'ils préféreraient le second. Je crois que le problème est beaucoup plus complexe que le conditionnement, ou un manque de volonté. La question est plutôt « comment tous ces gens peuvent-ils faire pour devenir conscient ». Le veulent-ils seulement ? Combien ? Pourquoi ? Pour illustrer ceci, l'autre jour, mon beau-frère disait à son proctologue « le problème, c'est que quand on cherche trop à aller au fond des choses, on fini parfois dans la merde ! ». D'ordinaire peu loquace, celui-ci lui aurait répondu qu'il voyait très bien ce qu'il voulait dire.


Il me semble aujourd'hui pertinent de croire que le terme égrégore a permis de dissimuler au plus grand nombre l'existence d'une population hétéroclite d'Invisibles dont les intentions bonnes ou mauvaises étaient protégées par des croyances et non par des faits. Le terme égrégore se résume ainsi comme une machination intellectuelle consistant à éviter à trop de gens de faire l'effort de lever le voile sur un environnement qui défit leur intelligence, leur rationalité, leur quotidien, et aussi leur existence. En tout cas, il profite encore efficacement aux humains manipulés - conscient ou non de la présence de ces entités. Il serait cependant erroné de croire que nos semblables ou que ces égrégores soient forcément de nature malveillante. Mais ils le sont par leur actes. Certaines entités sont plutôt opportunistes, offrant leurs services à ceux qui en valent l'intérêt, recherchant dans ces avantages leur propre prédominance. Il faudrait les considérer comme ces amis qui ne veulent ni notre bien, ni notre mal, mais qui n'hésiteront pas à planter leur couteau si on leur tourne le dos.

Ces entités aiment par dessous flatter l'égo des débutants en leur faisant croire en leur toute puissance ! Ils s'assurent ainsi de les avoir à leur botte, ce qui les rend particulièrement dangereux, surtout s'ils sont doués. S'ils sont incapables de maîtriser leurs propres pensées, ils seront incapables de maîtriser des pensées étrangères ! C'est précisément cette pensée étrangère qui, en se mêlant à leurs propres pensées, qui les force à réagir et parfois à agir ! Ce n'est pas la nature de la pensée qui intéresse les entités, ni ce que cette pensée vise par des actes irréfléchis, mais la quantité d'énergie que cette pensée est capable de fabriquer pour atteindre son but ! Moins un individu raisonne aux conséquences de ses actes, plus il se met en danger et plus il met les autres en danger. Le tableau se veut noir dans le seul but d'éveiller la curiosité du lecteur. Ce n'est qu'avec de l'expérience, qu'il est possible de détecter les mauvaises intentions adressées à distance contre soi et par quoi cette mauvaise intention est véhiculée.

En jouant sur les deux tableaux -  puissance et culpabilité - les entités se garantissent une source d'énergie inépuisable. J'ignore pour le moment si leur influence se poursuit ou non après le passage de vie à trépas. Je n'en serai pas surpris. Le danger est de croire avec certitude que l'on maîtrise ses facultés psychiques où que l'on a les mains libres pour les employer. C'est une conviction que les entités aiment communiquer avant de desserrer les nœuds de la culpabilité. Le seul moyen de savoir si l'on est dans ce genre de pétrin se vérifie à coup sûr dans l'épreuve que le quotidien ne manque pas de placer sur notre chemin, non par hasard. Il suffit d'observer. Un autre danger est de croire qu'il n'est pas nécessaire d'étudier l'Invisible, ni les entités qui attendent impatiemment le bon moment pour se manifester. C'est vrai, il est plus facile de mettre une superbe étiquette toute sympathique sur quelque chose qui se présente paré de beaux habits de lumière que de lui imposer une distance (ou une limite, au choix) pour se donner le temps de comprendre ses intentions. Si l'entité agit de la sorte, c'est qu'elle est déjà en train de mouliner pour vous ramener à elle ; elle placera donc des appâts devant vous pour vous faire avancer, des fois que vous hésiteriez ! Les entités sont redoutables, et il est fréquemment nécessaire de montrer sa détermination à rester libre - pour ceux qui le souhaite, évidemment.

Le dossier des égrégores n'est pas terminé pour autant ; je crois, du reste, qu'il ne se terminera jamais. Pas tant que nous serons incapables de mettre consciemment une distance entre soi et ces présences étrangères. Le problème se pose autant en terme de conscience, qu'en terme d'énergie. Il est préférable de l'étudier en jetant de temps en temps des coups d'œil de côté, de glaner patiemment des indices, d'apprendre à les distinguer les uns des autres. Il ne sert à rien de chercher à comprendre l'Univers de l'Invisible dans sa globalité, c'est - je le crains - impossible. Il existe effectivement beaucoup trop de variables encore difficile à appréhender à l'aide de nos perceptions. Pourtant, depuis quelques années, nos facultés seraient globalement en train de se développer, mais cela ne signifie pas que tout évolue. En l'occurrence, j'ai l'impression que notre conscience - la conscience humaine - évolue beaucoup moins vite que nos facultés. Cela signifie que très fréquemment les gens dégainent leur arme psychique avant même que ça effleure leur sens moral. Sous ce principe, ce sont les entités qui sont ravis !

Enfin, l'une des difficultés est de croire que ce phénomène existe vraiment, et pas seulement dans les films, dans les romans SF ou parce qu'on a décidé que c'était une hypothèse séduisante. Mais tant que l'on sera suspendu au dessus du vide de nos incertitudes, on sera toujours préoccupés par la façon de tenir en équilibre sur le fil de notre pensée maintenu de part et d'autre par notre rationalité. Il suffirait pour s'en rendre compte, de tout lâcher pour s'apercevoir que l'on n'a finalement jamais été aussi près du sol. 

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