Témoignage : Prière pour les morts

La prière est une formule incontournable lors d'une cérémonie funéraire.




Ce jour-là, les funérailles étaient à 10 h. Peu à peu la famille s'était rassemblée silencieusement devant l'entrée du crématorium. Certaines personnes étaient arrivées  de très loin pour y assister. Puis, quelqu'un était venu et nous avait fait entrer dans une salle. Je m'étais assis au fond. La cérémonie avait débuté par un profil psychologique du défunt, rappelant l'homme qu'il avait été, l'emploi qu'il avait occupé, ses (bonnes) actions auprès des autres, la femme et les enfants qu'il laissait derrière lui. Dans la salle, bien que quelques personnes acquiesçaient doucement, je pouvais sentir une légère tension dans les rangs : de toute évidence, les gens étaient très attentifs aux paroles de l’aumônier qui ne fit pourtant aucune faute de goût. Puis une prière avait été chantée qui avait attiré curieusement le défunt à côté de sa dépouille. Son apparence n'était pas très bien dessinée ; je devinais de la lumière au milieu de la grisaille qui l'entourait. Après la prière, ce fut au tour des proches de réciter quelques louanges, ce qui finit de calmer la nervosité qui devenait palpable. Pendant ce temps-là, le défunt semblait lentement parcourir l'allée centrale d'une façon qui laissait penser qu'il parlait aux gens. Je voyais distinctement étirer des sortes de filaments, des bras peut être, toucher doucement quelques personnes ; cependant, rien ne semblait trahir cette attentions dans leur attitude. Lorsque l'un des enfants prit la parole, le défunt se retrouva aussitôt à ses côtés. L'aura de cette personne était très rouge et gonflait à vue d'œil.



Visiblement, le fantôme du père tentait de la calmer : de nouveau, des filaments se dessinaient hors de lui, mais cela n'avait toujours aucun effet apparent. La tension dans la salle devenait de plus en plus évidente. Les visages étaient graves, mêlés de stupeur chez les uns et de tristesse chez d'autres. L’aumônier prit ensuite la parole et invita l'auditoire à prier avec lui. D'une seule voix, l'assistance répétait ce qu'il disait. Pratiquement dans l'instant, les tensions furent chassées de la pièce. Une brusque élévation de l'énergie s'installa à la place. Elle m'attirait fortement vers le haut. Ce n'était pas désagréable, mais plutôt surprenant. J'étais irrésistiblement tiré ou plutôt aspiré hors de mon corps, sans aucune expansion de l'aura, ni de ma conscience. Je m'ancrais un peu plus. De l'énergie semblait se dessiner au dessus de l'assistance, et présentait une densité différente d'un côté à l'autre de l'allée. Un groupe d'hommes et de femmes s'était alors mis à pleurer spontanément. Nul doute que c'était vibratoirement « le côté le plus fragile ». L'aumônier s'était tu. Son aura était  très condensée. Je doute qu'il ait été affecté par ce phénomène. Le défunt près du cercueil semblait quant à lui incapable de bouger. Une vague d'émotion mêlé d'énergie frappa ensuite tout le monde, en des aller-retours rapides. Je supposais qu'il s'agissait de l'énergie accumulée au de dessus de nous qui se « vidait » sur nous. Mes mains et mon corps étaient chargées d'énergie. Le défunt s'était mis à briller de façon intense de l'intérieur. Cela chassait la grisaille qui l'entourait. Il semblait s'allonger et prendre la forme d'un iris de chat. Au dernier couplet, je l'ai vu s'élever brusquement et filer à toute allure vers le haut. La cérémonie se termina sans précipitation. La belle énergie faisait progressivement place à un recueillement marqué. Je pouvais sentir quelques personnes apaisées, et d'autres beaucoup plus affectées par ce qu'il venait de vivre.

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