Un mental sans corps (ou presque)
Bien souvent, une intervention sur les charges émotivo-statiques* place le mental à une certaine distance du corps, plus précisément en dessous ou au dessus du corps selon l'intérêt de l'individu.
Cette distance au corps, provoquée par l'individu lui-même de façon plus ou moins consciente, tend à effacer la plupart des signaux physiologiques (douleurs, émotions, par exemple) que l'organisme expédie à la conscience pour tenter de lui faire adopter un autre comportement. Lors d'une séance de magnétisme, ces personnes dénoncent systématiquement l'absence de sensations relatives à la dynamisation et à la circulation de leurs énergies. Elles disent qu'elles ne sentent pas vraiment leur corps, à moins qu'une douleur exceptionnelle les interpelle, ce qui arrive inévitablement : selon moi, cela est dû au fait que le mental se désintéresse toujours un peu plus de l'activité organique en mettant une distance à cette interaction. L'organisme continuant de « souffrir », il accumule encore un peu plus de douleur, jusqu'à un seuil différent d'un individu à l'autre que le mental ne saura plus gérer (1). Ce type de problème est double dans la mesure où le corps tente désespérément d'obtenir de l'aide de l'individu dont le mental ne veut rien entendre ! Cette distance corps-esprit présente cependant l'avantage de ne pas perturber - dans un premier temps - l'harmonisation énergétique. En effet, l'intérêt que je lui porte à ce moment-là lui donne rapidement le coup de pouce nécessaire à son rétablissement ; en principe, j'interviens très peu, en me contentant simplement d'accompagner les charges émotivo-statiques (en les morcelant, en améliorant la circulation énergétique, etc.) avec lesquelles le corps physique peine à se débarrasser tout seul. Bien que l'individu semble paraître indifférent au nettoyage dont il fait l'objet, il exprime néanmoins son ressenti d'aller mieux, ce qui ne manque pas de l'intriguer. C'est le moment que je choisis alors pour le sensibiliser à une écouter de son corps. Pour cela, il faut prendre le mental à la main et explorer avec lui le ressentir du corps de la façon la plus naturelle qui soi.
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(1) L'origine du problème et son aboutissement à une date donnée ayant pris un certain temps, il arrive assez fréquemment que les douleurs n'aient plus aucune logique et forment alors un amas de tensions difficiles à atteindre par les techniques kinésithérapiques ou ostéopathiques habituelles. Bon nombre de praticiens ont reconnu que certains verrouillages étaient tels qu'il leurs était difficile de les faire sauter. Ma technique qui vient les seconder lorsqu'ils font appel à moi, tend naturellement à considérer les charges émotivo-statiques qui se sont accumulés. Elle permet de faciliter leur travail dans la mesure où je parviens à déverrouiller ce genre de tensions.
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