Les obsessions spirites

Les différentes argumentations sur l'obsession rendent compte des possibilités des Invisibles (esprits) à s'insinuer dans notre métabolisme psychique.


Extrait de "Les Obsessions" - Cours d'initiation médiumnique - Centre Spirite Lyonnais Allan Kardec


Caractéristiques de l’obsession

L'obsession présente des caractères divers qu'il est nécessaire de distinguer et qui, résultent du degré de la contrainte et de la nature des effets qu'elle produit. Le mot obsession est en quelque sorte un terme générique par lequel on désigne diverses variétés :




  • l'obsession simple,


  • la fascination,


  • la subjugation



L'obsession simple a lieu quand un Esprit malfaisant s'impose à une personne et s'immisce malgré lui dans sa vie. On n'est pas obsédé pour autant, on est seulement trompé par un Esprit menteur.

Dans ce cas, l’Esprit ne s'en cache pas ; il ne dissimule nullement ses mauvaises intentions et son désir de contrarier. Ce genre d'obsession est donc simplement désagréable et n'a d'autre inconvénient que d'opposer un obstacle à la vie courante.

On peut ranger dans cette catégorie les cas d'obsession physique, c'est-à-dire celle qui consiste dans les manifestations bruyantes et obstinées de certains Esprits qui font entendre spontanément des coups ou autres bruits.


La fascination a des conséquences beaucoup plus graves. C'est une illusion produite par l'action directe de l'Esprit sur la pensée d’une personne et qui paralyse en quelque sorte son jugement. La personne fascinée ne croit pas être trompé : l'Esprit a l'art de lui inspirer une confiance aveugle qui l'empêche de voir la supercherie et de comprendre l'absurdité de ce qu'il fait, alors même qu'elle saute aux yeux de tout le monde. L'illusion peut même aller jusqu'à lui faire voir du sublime dans le plus ridicule. On serait dans l'erreur si l'on croyait que ce genre d'obsession ne peut atteindre que les personnes simples, ignorantes et dépourvues de jugement ; les hommes les plus spirituels, les plus instruits et les plus intelligents sous d'autres rapports n'en sont pas exempts ; ce qui prouve que cette aberration est l'effet d'une cause étrangère dont ils subissent l'influence.

Dans le cas de l'obsession simple, l'Esprit qui s'attache à vous n'est qu'un être importun par sa ténacité, et dont il faut se débarrasser. Dans la fascination, c'est toute autre chose ; pour arriver à de telles fins, il faut un Esprit adroit rusé et profondément hypocrite, car il ne peut donner le change et se faire accepter qu'à l'aide du masque qu'il sait prendre et d'un faux semblant de vertu.

Sa tactique est presque toujours d'inspirer de l'éloignement pour quiconque pourrait lui ouvrir les yeux à la personne qui est fasciné ; par ce moyen, évitant toute contradiction, il est certain d'avoir toujours raison.



La subjugation est une étreinte qui paralyse la volonté de celui qui la subit, et le fait agir malgré lui. Il est, en un mot, sous un véritable joug. La subjugation peut être morale ou corporelle.

Si elle est morale, le subjugué est sollicité à prendre des déterminations souvent absurdes et compromettantes que, par une sorte d'illusion, il croit sensées ; c'est une sorte de fascination.

Si elle est corporelle, l'Esprit agit sur les organes matériels, et provoque des mouvements involontaires et désordonnés.

Allan Kardec racontait : « Nous avons connu un homme qui n'était ni jeune, ni beau, sous l'empire d'une obsession de cette nature, se trouver contraint, par une force irrésistible, de se mettre à genoux devant une jeune fille sur laquelle il n'avait aucune vue, et la demander en mariage. D'autres fois, il sentait sur le dos et les jarrets, une pression énergique qui le forçait, malgré la volonté qu'il y opposait à se mettre à genoux et à baiser la terre dans les endroits publics et en présence de la foule. Cet homme avait la pleine conscience du ridicule de ce qu'il faisait contre son gré, et en souffrait horriblement. »

Dans le Livre des Médiums, Allan Kardec nous explique : "On donnait jadis le nom de possession à l'emploi exercé par de mauvais Esprits, lorsque leur influence allait jusqu'à l'aberration des facultés. La possession serait, pour nous, synonyme de la subjugation. » Si nous n'adoptons pas ce terme, c'est par deux motifs : le premier, parce qu'il implique la croyance au mal, tandis qu'il n'y a que des êtres plus ou moins imparfaits, qui tous peuvent s'améliorer. Le second, parce qu'il implique également l'idée de prise de possession du corps par un Esprit étranger, d'une sorte de cohabitation, tandis qu'il n'y a que contrainte.

Le mot subjugation rend parfaitement la pensée. Ainsi, pour nous, il n'y a pas de possédés, dans le sens vulgaire du mot, il n'y a que des obsédés, des subjugués et des fascinés.

(On trouvera d'autres formes d'obsession sur le site).



Dangers pour les médiums

Généralement, l'Esprit qui s'empare du médium dans le but de le dominer, ne supporte pas l'examen critique de ses communications ; quand il s'aperçoit qu'elles ne sont pas acceptées, qu'elles sont (texte manquant)

Tout médium qui se blesse de la critique est l'écho de l'Esprit qui le domine.


Voici quelques caractéristiques :

1) Persistance d'un Esprit à se communiquer, de gré ou de force, par la parole écrite, l'audition, la typtologie, etc., s'opposant, par la même occasion, à la manifestation d’autres Esprits ;

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2) Naïveté du médium qui, malgré son intelligence, l'empêche de reconnaître la fausseté et le ridicule des communications qu'il reçoit ;

3) Croyance dans l'infaillibilité et dans l'identité absolu des Esprits qui se communiquent, lesquels, sous des noms respectables et vénérés, disent des choses fausses ou absurdes ;

4) Confiance du médium dans les éloges que lui donnent les Esprits qui se communiquent à lui ;

5) Détermination pour l’éloigner des personnes qui auraient pu donner des avis utiles ;

6) Mauvaise interprétation de la critique des communications reçues ;

7) Besoin incessant et inopportun d'écrire ;

8) Contrainte physique quelconque qui prévaut sur la volonté du médium, le forçant à agir ou à parler malgré lui ;

9) Bruits et bouleversements persistants autour du médium, et dont il est la cause ou l'objet.


Source :

http://www.cslak.fr/initiation-cours-dispenses-au-centre

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