Cinq et quelque
Vous avez été nombreux à me demander un rendez-vous le plus vite possible. Malheureusement, je ne peux répondre à aucune de ces demandes actuellement. Je ne peux pas me résoudre à faire semblant de vous aider, ni même à faire les choses à moitié, que ce soit en acte ou en temps. Ce serait malhonnête ! Il n'y pas chez moi de programme approprié pour ça. En cette période un peu trouble, j'avoue ne plus être en mesure de comprendre ce que l'on attend vraiment de moi : tous ceux que je rencontre ne ressentent pas réellement l'intérêt de s'entretenir avec soi-même de façon durable, mais attendent pourtant que je m'investisse complètement et ponctuellement dans autre chose qu'un nettoyage superficiel.
Ils veulent tous aller mieux, mais en s’agrippant désespérément à une attitude complètement contradictoire. S'il vous plait, ne me jeter pas la pierre ! Car pire encore, je constate de plus en plus que mes performances incitent de plus en plus de gens à attendre le dernier moment pour me contacter. Allez, encore un peu et ça va vraiment tenir du miracle ! Bien sûr, en séance, ils jureront tous de revenir bientôt. D'ailleurs c'est vrai, six mois ou un an après, un rendez-vous n'est-il pas nécessaire maintenant ?! Alors je pose la question : faut-il que je sois uniquement reconnaissant que l'on m'offre du travail ? C'est mal connaître mon intérêt pour l'argent. Ne serait-ce pas plutôt du foutage de gueule à l'égard de son propre bien-être ? Je ne peux croire que ce soit comme ça que les gens iront mieux !
Donc si je devais résumer cette situation, je dirai que ma démarche n'est convaincante que pour 1 personne sur 150 (en me comptant) puisque je n'impose pas aux gens un parcours de santé comme celui qu'ils ont l'habitude de suivre pendant plusieurs semaines sans broncher. Dois-je en plus considérer comme les autres thérapeutes que les individus sont tous des hypocrites et qu'ils racontent des salades à longueur de temps ? Je dois être vraiment différent pour avoir toujours à l'esprit une autre façon de prendre soin des autres ; d'ailleurs, ça me regarde s'il y a rarement quelque chose à mettre dans la soupe du soir. En tout cas, je me demande si ça vaut encore la peine de passer autant de temps avec chaque personne. Mon bien-être en souffre, ce n'est pas équitable. Je ne suis plus en capacité de faire semblant d'accepter un monde qui continue d'exprimer son besoin de contrôler ses émotions en cherchant seulement à les enrober d'antiseptique ou d'eau de javel pourvu qu'elles ne les emmerdent plus. On nage totalement dans l'absurdeet c'est ça qui me dérange !
Ils veulent tous aller mieux, mais en s’agrippant désespérément à une attitude complètement contradictoire. S'il vous plait, ne me jeter pas la pierre ! Car pire encore, je constate de plus en plus que mes performances incitent de plus en plus de gens à attendre le dernier moment pour me contacter. Allez, encore un peu et ça va vraiment tenir du miracle ! Bien sûr, en séance, ils jureront tous de revenir bientôt. D'ailleurs c'est vrai, six mois ou un an après, un rendez-vous n'est-il pas nécessaire maintenant ?! Alors je pose la question : faut-il que je sois uniquement reconnaissant que l'on m'offre du travail ? C'est mal connaître mon intérêt pour l'argent. Ne serait-ce pas plutôt du foutage de gueule à l'égard de son propre bien-être ? Je ne peux croire que ce soit comme ça que les gens iront mieux !
Donc si je devais résumer cette situation, je dirai que ma démarche n'est convaincante que pour 1 personne sur 150 (en me comptant) puisque je n'impose pas aux gens un parcours de santé comme celui qu'ils ont l'habitude de suivre pendant plusieurs semaines sans broncher. Dois-je en plus considérer comme les autres thérapeutes que les individus sont tous des hypocrites et qu'ils racontent des salades à longueur de temps ? Je dois être vraiment différent pour avoir toujours à l'esprit une autre façon de prendre soin des autres ; d'ailleurs, ça me regarde s'il y a rarement quelque chose à mettre dans la soupe du soir. En tout cas, je me demande si ça vaut encore la peine de passer autant de temps avec chaque personne. Mon bien-être en souffre, ce n'est pas équitable. Je ne suis plus en capacité de faire semblant d'accepter un monde qui continue d'exprimer son besoin de contrôler ses émotions en cherchant seulement à les enrober d'antiseptique ou d'eau de javel pourvu qu'elles ne les emmerdent plus. On nage totalement dans l'absurde
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