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trois quart + 1

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Quatre

Je pense depuis longtemps me situer à la lisière entre deux univers psychiques avec la possibilité de passer de l’un à l’autre, quand l’un des deux devient trop difficile à supporter. Si maintenant j’accepte beaucoup mieux cette idée, elle a été pendant très longtemps tellement difficile à supporter que j’ai souvent pris l’initiative de me faire aider quand je n’étais plus capable de l’assumer seul. Dans ces conditions plutôt exceptionnelles, je reconnais qu’il est tout à fait possible de se mettre en danger de mort avant que cette idée ne déclenche une réponse contraire. D’ailleurs, les « crises » se manifesteraient toujourscomme une manière de résister de toutes ses forces à l’entrée dumonde des interactions socialesdans l’univers protecteur de sa bulle psychique,pour toutsaccagersur son passage. C’est un état d'être particulier où le sentiment de vulnérabilité peut donc atteindre un point d’ébullition. Que se passerait-il s’il venait un jour à manquer d’énergie pour y faire face...

Trois quart

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Texte mis à jour le 31/07/16 Mes premières recherches autodidactes ont débuté à l’age de 16 ans (en 1986), date à partir de laquelle j'ai commencé à acheter des ouvrages de psychologie, de psychiatrie, de développement personnel, remplaçant peu a peu l’astronomie, les auteurs de science-fiction, et les livres de médecine. Lorsque je compare cette période avec toutes les connaissances que j’ai engrangées depuis, j’ai nettement le sentiment d’avoir voulu trouver une aiguille dans une meule de foin. Les informations ne circulaient pas encore comme aujourd’hui grâce à Internet. Et puis surtout, certaines réponses que je cherchais n’existaient pas encore ! C’est ce qui m’a d’ailleurs conduit à rencontré le premier spécialiste (en 1993). C’est clairement grâce à la psychanalyse que je me suis autorisé peu à peu à quitter ma bulle et à commencer à explorer un environnement qui m’épouvantait complètement. Les deux autres thérapies (1999 et 2008) que j’ai entrepris ensuite n’ont jamais eu a...

Trois

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C omme j’ai souvent des difficultés à identifier l’humour d’une attaque verbale – ce que l’on dénonce ensuite comme de la susceptibilité – et à reconnaître une manipulation d’une attention bienveillante – ce que l’on traite ensuite comme de la paranoïa – je pense avoir acquis avec l’expérience un certain art du camouflag e. Malheureusement, c ela ne veut pas dire que mon comportement passe inaperçu. D’ailleurs, l es gens sentent intuitivement ce genre de choses, même s’ils ne savent pas exactement ce qui cloche chez moi . Ils se méfient parfois , cherchent une prise qui pourrait me faire réagir si je ne l’anticipais pas , appellent à l’aide pour augmenter les chances de découvrir un angle mort qui n’existe pas , parce que je ne lâche rien de mon espace intérieur si je ne l’ai pas décidé . Cependant , lorsque cette torture dure trop longtemps, avant même que mes batteries soient complètement mortes et que le rideau en fer se ferme brutalement sur la vitrine du monde – ce qui m’oblige...

deux et demi

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Depuis que je suis né, les contacts humains se révèlent perturbants pour moi.  C’est pourquoi, j e n’envie pas le contact corporel de ce bambin lové dans le dos de sa maman, les repas gastronomiques d’un restaurant 4 étoiles, ni les vêtements de marque à la mode, les soirées en famille autour d’un jeu de société, le bisou affectueux dans la maladie ou après s’être égratigné les genoux, ni les recommandations pertinentes en tête à tête du père ou de la mère pour apprendre à faire face aux situations et aux autres. Ce n’est pas que j’en ai peur, ce n’est pas que je les refuse – au contraire, je les recherche – mais ils me placent constamment dans une distance qui m’a longtemps paru infranchissable jusqu’à ce que je développe des facultés psychiques hyper-sensorielles. C'est cette aptitude, qui, en accentuant mes fonctions cognitives, comble astucieusement le vide laissé par une absence (relative) de capacité à glaner suffisamment d’informations pour me faire une idée juste d’une...

deux

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En arrivant, je demandais seulement de l’amour, de quoi manger et me vêtir, un peu de stimulation pour m’aider à grandir, des moyens efficaces pour me protéger ou pour me défendre dans cette jungle sociale que l’on dit civilisée, mais j’ai beau chercher dans tous mes souvenirs, comparer les faits avec ce qui est comparable, comme une époque ou des comportements familiaux, et tourner le problème dans tous les sens pour lui conférer une certaine légitimité, et même en minimisant parfois certains aspects douloureux, il me semble bien avoir reçu, au bout du compte, un minimum vital. Cela signifie que sur un plan uniquement matériel, je n’ai manqué de rien : si p our le petit garçon que j’ai été, cela ne signifie pas grand-chose, pour mes parents qui ont manqué de tout dans les années de guerre mondiale, c’est probablement l’essentiel  à retenir.   D'ailleurs, il me faut quand même  reconnaître que mes parents nous ont aimé de leur mieux , mes sœurs et moi, même si l’offr...

Un

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Mon histoire, c’est un réveil brutal dans un monde inconnu, hostile et violent. Pourtant, à première vue, ce serait plutôt un monde joli, agréable, un cadre magnifique, étendu, présentant un relief varié, des contrastes de température, de l’eau en très grande quantité, bref, un monde d’une bien grande richesse, avec de la place pour tout le monde, présentant une biodiversité visible et invisible, à en faire pâlir la Lune, caillou à priori stérile recouvert de poussière. Ensuite, il y a des proies, et il y a des prédateurs pour réguler cet habitat. Et puis, il y a l’homme. C’est très difficile d’admettre qu’un homme puisse arriver totalement nu et désarmé, quand d’autres animaux disposent dès leur naissance d’une carapace, ou d’une fourrure, du venin, des griffes, des crocs pour se protéger et se défendre. Mais l’homme chétif dispose comme toutes les autres espèces d’un instinct de survie. Était-ce trop difficile de se mesurer vaillamment aux prédateurs et de défendre courageusement une...