mr-ka-bâ


Pour les hindouistes et les égyptiens, la mort totale était visiblement impensable, sans doute après qu'ils aient si bien étudié l'au-delà et ses nombreuses apparences.


Texte mis à jour le 17/11/2015
Texte remodelé le 28/11/2017



En ce qui concerne la vie après la mort, les hindouistes l'ont classiquement résumé par un ensemble de lois qui régissent l'existence de toute vie jusqu'à sa libération. Il est possible de la simplifie grossièrement comme ceci :



le saṃsāra 

  • « ensemble de ce qui circule »

  • « le cycle infini de la souffrance causée par la naissance, la mort et la renaissance »

  • « cycle des réincarnations »

  • « rouler sa bosse » dans l'existence




    le karma 

    • responsable de ses « actes » / « actions »

    • « faire son trou » dans l’existence.


    le nirvāṇa 

    • « extinction » des passions 

    • « passer au-delà la souffrance »

    • « repos éternel » de l'âme


    Bien entendu, nous savons aujourd'hui que l'énigme de l'existence n'est qu'une étape et que le Nirvāṇa ne fait seulement que montrer le bâti de la porte de l'autre monde. Pour atteindre le niveau de conscience suivant, il était certainement nécessaire de se montrer « digne » ou bien être « méritant » (Arhat, en Sanskrit) ; pour rester dans la même idée, on dirait aujourd'hui qu'il faut d'abord « prendre soin de / nettoyer son jardin intérieur ».

    Chez les Égyptiens de l'ancienne époque, c'est le merkaba qui explique de quelle façon accéder directement au trône céleste, dont les définitions sont assez comparables aux idées que s'en faisaient les hindouistes :
    1) mr : identifié comme une houe, elle servait à labourer le sol.

    2) ka : désigne le double spirituel qui naît en même temps que l’humain et qui survit après la mort.

    3) : désigne le principe spirituel qui prend son envol à la mort du défunt.

    Gardez bien à l'esprit que ce rite saisonnier est avant tout agraire même s'il conduit à suivre le cycle solaire (c'était surement une idée sacrément évidente pour l'époque !). Ceci dit, l'agriculture est effectivement la seule méthode qui relie entre elle toutes les civilisations du monde !

    1) le labour,
    2) la semence,
    3) la récolte.

    Malheureusement, depuis la révolution agricole nous avons perdu entre autre chose le moyen qui aurait permis de comprendre pourquoi « le sens de l'effort » est si nécessaire à l'homme (Genèse 2,15 dans sa version originale). Tout comme les mots saṃsāra, karma et nirvāṇa, je crois que les mots mer ka ba ont une signification par homologie qui a l'avantage (probablement à cette époque) de simplifier la compréhension de leur sujet. Le moyen est en fait une méthode pour expliquer non seulement l'existence et parvenir surtout à « sortir au jour » pour s'en libérer. Mais quid de la méthode ? Si vous avez déjà utiliser un motoculteur, vous savez probablement qu'au moment où la roue tourne, il ne faut pas détourner son attention du sillon laissé dans la terre... La méthode dont nous parlons ici, c'est le cheminement individuel (le Saṃsāra, « l'empreinte de son existence » ) jusqu'à son accomplissement (Nirvāṇa, « le seuil de l'au-delà »), que l'on atteindrait seulement quand l'existence est suffisamment usée par l'épreuve (le Karma « l'épreuve de l'existence »).

    Voyez-vous, le mouvement New-Age explique de façon plus formelle comment, à l'aide d'un « véhicule de lumière » il est possible d'atteindre l'au-delà. Si cette image est claire pour votre esprit, ne cherchez pas à mettre deux triangles inversés en mouvement de rotation. Celui désigne néanmoins la force vitale que l'on doit mettre en mouvement pour peu qu'on a suffisamment cultivé son jardin intérieur, et que l'on en soit digne avec de l'effort ! Ça va vous avez compris ?




    « véhicule »
    une « forme vitale » libérée des entraves de la passion du corps, la « maison d'Adam et Eve »

    « de lumière »
    une « forme éthérée » comme un moyen de locomotion, la source de la vie

    Dans le « merkabah », terme emprunté à la kabbale juive, c'est tout simplement cet ensemble qui sert de moyen et de méthode. C'est d'ailleurs à l'aide du « merkabah », que Enoch et son char (ou un chariot) rejoignent YHWH. On retrouvera par conséquent la même idée du char avec lequel Apollon traverse le ciel.

    Effectivement, dans cette explication, on rencontre tous les ingrédients expliqués depuis l'antiquité, le moyen et la méthode que les prêtres dans toutes les générations ont expérimenté pour atteindre d'autres états de conscience. C'est une étape.

    L'idée d'échapper définitivement à la réincarnation est expliqué dans le dernier bouquin de Carlos Castaneda auquel je revois le lecteur.


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