Rêve
C’était une pièce circulaire baignant dans l’obscurité. Des formes cylindriques tournées vers le haut apparaissaient au fond, tout autour ; elles étaient à des hauteurs différentes, sans harmonie particulière. Je devinais leur contour grâce à leur arrête qui semblait rayonner doucement. En levant les yeux, je ne vis aucun plafond, mais la même obscurité : ce noir intense et légèrement lumineux. Il n’y avait pas de sol non plus, ce qui donnait l’impression étrange d’être en lévitation. Bien que statique, mon corps était sans entrave. Le point de vue suivant me précisa que la scène était vue d’une certaine hauteur. En contrebas, il y avait six personnes en cercle, à bonne distance, autour d’un monolithe noir, lisse et légèrement lumineux. Je ne voyais pas leur visage, dissimulé par une capuche. Leur vêtement d’une seule pièce tombait jusqu’à leurs pieds, me permettant de voir qu’ils reposaient tous sur ces cylindres ronds et noirs, surgissant d’un sol invisible. Son diamètre ne permettait qu’à une seule personne de s’y tenir debout. Aucune architecture ne précisait comment ils étaient arrivés là. L’instant d’après, les six personnes ont tendu en même temps leurs mains vers l’avant, en direction du monolithe. Une lumière jaune dorée, intense, apparue depuis leur bras et leurs mains et l’atteint en un jet droit et puissant. Le phénomène dura de longues minutes. Le monolithe semblait absorber l’ensemble de ces énergies en un point situé au coeur de la matière, invisible à mes yeux. Ensuite, la lumière aveuglante disparue, et toujours dans le silence, les six personnes se sont retirés. Lorsqu’il n’y eurent disparus, je me suis approché du monolithe. Tout autour de lui, il y avait des massifs noirs et triangulaires qui sortaient du sol d’au moins 50 cm. Leur sommet le plus long s’étirait perpendiculairement au centre de deux ou trois mètres environ. Toutes les surfaces étaient lisses sauf celle du dessus qui avait des motifs incrustés ; je remarquais trois écritures différentes réparties en tranches distinctes qui ne me semblaient absolument pas étrangères (elles me sont pourtant totalement inconnues !). La plus proche du centre était sumérienne et la plus éloignée, probablement romaine (la par e centrale reste inconnu même si j’ai avancé l’hypothèse d’une écriture celtique). Chaque écriture racontait en détails une partie d’un même événement survenu par le passé. Je le parcourais des yeux avec satisfaction et une évidence qui m’échappe pourtant. Il comportait également
une notice technique permettant de comprendre l’usage de l’ensemble des massifs et du monolithe. Avec la même évidence d’une personne qui comprend parfaitement ce qu’il vient de lire, je m’entends dire qu’il s’agit d’un système permettant de se déplacer grâce au champ magnétique.
Note : Depuis 10 ans, il me semble que ces informations sont fondamentales. J’ai le sentiment qu’elles deviendront plus claires dans un avenir proche.
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